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PRO-ZAC TRAX, volume 1 |
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Pro-Zak-Trax volume 1 - 1994-1999 Si les "dub mix" et autres "dub versions" sont légion dans la techno, la house et leurs dérivés, ils désignent dans la plupart des cas des morceaux dont les basses ont été gonflées au mixage, ce qui ne suffit pas, nul n'en disconviendra, à justifier l'emploi du mot dub. Pour autant, on serait mal avisé d'en conclure que le dub et la techno ne cohabitent qu'à l'occasion de ce malentendu sémantique: les musiciens et DJ techno se sont souvent inspirés du dub dans le sens où nous l'entendons ici, certains même à titre de précurseurs. On s'en rend compte à l'écoute de la compilation "Pro-Zak Trax volume 1", éditée en 1999 par le label parisien Pro-Zak à l'occasion de son cinquième anniversaire. Un label qui n'a à priori rien à voir avec le dub, mais plutôt spécialisé dans la techno/house de dancefloor; on peut d'ailleurs le constater à l'écoute du second CD de cette compilation, qui évoque plus la musique de discothèque que la musique tout court. Sur le premier en revanche, plus downtempo, les ambiances se font plus variées, et le dub trouve une large place parmi les morceaux présentés. Dans certains cas, il n'est repérable qu'au rang d'influence. Sur "Five moments", de D.D.D., une rythmique et des synthés spécifiquement techno trouvent une coloration aussi inattendue qu'efficace par la grâce d'une ligne de basse typiquement dub. Même chose sur "To love a man", d'Alëem, où une basse dub s'invite complaisamment dans un morceau hip-hop/funk, voire sur "Why Hawaii", du même Alëem, dans un registre plus break-beat. Sur d'autres morceaux, le dub est l'élément fondateur. "Andub head Yudü" de Grant Phabao en est un exemple flagrant: un authentique electro dub, pétri de groove jamaïcain, avec ses samples de reggaeman et sa delay sur les claviers... un excellent morceau. Non moins excellent, le "Naturally" de Seven Dub se pose comme un modèle de fusion réussie entre dub et électronique. Une rythmique très riche, percutante et hypnotique, des arrangements subtils, à la chaleur envoûtante, une ligne de basse inoubliable, et un mélodica pleurnichard pour achever la réussite... magnifique. Citons encore "Profit leave", d'Alëem, dans lequel des sons percussifs empruntés au reggae se greffent sur un rythme techno, poussé par une ligne de basse répétitive façon techno-dub. Excellent morceau également. On l'aura compris, cette compilation n'est pas une compilation de dub, mais un hommage aux genres qui ont inspiré les artistes de chez Pro-Zak, parmi lesquels le dub trouve sa place. Les puristes du roots n'y trouveront donc pas leur compte, mais les amateurs de dub par ailleurs réceptifs aux sons et aux procédés de la techno se doivent impérativement de jeter une oreille sur ce disque. Sur le premier CD du moins, le deuxième est à vos risques et périls. 2D.
CD1 |
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