DOEI

Ulan Bataar

Au même titre que Masaladosa, ou dans une moindre mesure, d'Improvisators Dub, Doei, quintet grenoblois, officie dans un dub fortement teinté de musique indienne du fait de la présence d'un sitariste au sein de son effectif. Mais c'est de dub qu'il est question avant tout, et même de dub français, façon High Tone, c'est-à-dire joué par de vrais instruments, en live, et de façon évolutive. Le caractère résolument progressif des compositions renforce le coté atmosphérique marqué dans l'identité du groupe, dans le cadre duquel le sitar contribue à créer des ambiances plus proches de la musique psychédélique des années 70 que de la musique indienne au sens propre. Le jeu du saxophoniste, la façon dont sont utilisés les effets et certains sons de complément (dijeridoo, synthé) participent de la même volonté de construire des morceaux se définissant avant tout par les ambiances qu'ils décrivent. Un dub manifestement fait pour être goûté dans une salle de concert plutôt que sur une chaîne hi-fi, mais ce premier 5 titres s'écoute pourtant avec plaisir. On est surpris par la qualité de ce qu'il faut bien appeler une démo; compositions ciselées, bon son (le mastering de Kobé, connu pour avoir déjà bossé avec Brain Damage et Fedayi Pacha, n'y est peut-être pas pour rien), pochette soignée, cet "Ulan Bataar" mérite largement ses 8 euros, 5 dans les concerts du groupe. A suivre.

2D.


http://cdubier.free.fr

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