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DUB WISER |
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Après un maxi 45, "Sensi Drinka", sorti en 2000 chez Hammerbass et des participations à diverses compilations (Dub Action Captures Hammerbass, French Dub Connection II, Digitalik Park vol II), les parisiens de Dub Wiser ont sorti leur premier album en octobre 2001, "A new millenium of dub", suivi deux ans plus tard d'un recueil de remixes de ce disque. De nouvelles participations à des compilations lui ont succédé (Dub Solidarity, Dub in France 2, Dubhead), sans oublier quelques prestations live en compagnie de noms aussi divers que prestigieux: The Rootsman, Adrian Sherwood, LKJ, Dread Zone, Twilight Circus... concerts pour lesquels le duo initial fait à appel à C'Tom au micro et VJ KleM à la vidéo. En 2005, le groupe sort "Behind the dub side", son second album studio. Behind the dub side
Quatre ans se sont écoulés depuis "A new millenium of dub", premier disque de Dub Wiser. Entre temps, hormis un album de remixes assorti de quelques trop rares concerts, ceux qui avaient apprécié l'electro-dub technoïsant et enthousiaste du trio parisien n'ont pas eu grand chose à se mettre sous la dent. Ils trouveront de quoi combler leur appétit avec l'arrivée de "Behind the dub side", second album que l'on espérait plus, une nouvelle fois chez Hammerbass. Si le son Dub Wiser reste sensiblement le même, les ambiances sont plus variées que sur les précédents morceaux. Le martèlement basique des grosses caisses qui pouvait finir par lasser sur "A new millenium of dub" laisse place à une plus grande diversité rythmique, qui se ressent aussi dans la construction des morceaux, plus pensée et évolutive; on le ressent particulièrement sur l'exceptionnel "Nashdaf", un modèle de composition. Une volonté ostentatoire d'élargissement qui pousse le trio à explorer d'autres genres que le dub strico-sensu, en s'offrant par l'intermédiaire de guests vocaux quelques incartades pas forcément heureuses du coté du hip-hop ("Empire", "Black demon") ou du dancehall ("Fatal"). Sensation de déjà (trop) entendu qui atténue le plaisir de riddims pourtant irréprochables, sur lesquels on se rabat donc plus volontiers sur des morceaux instrumentaux franchement excellents comme l'inquiétant "Slowly" ou le mélancolique et posé "Ica dub". Les chants trouvent véritablement leur place sur les terrains les moins balisés, comme sur le vaporeux et pour le coup résolument dub "Drums and fire", ou sur le très beau "Too late", un des points d'orgues de l'album. Un disque inégal donc, mais dont les hauts offrent au dub français quelques pièces d'anthologie, comme on a pris l'habitude d'en trouver dans les disques Hammerbass. 2D.
A new millenium of dub
La première chose que l'on remarque chez Dub Wiser, c'est un goût prononcé pour l'esthétique science-fiction. Sur la pochette de leur premier album, "A new millenium of dub", le logo "Dub Wiser" repose, stylisé et de couleur metal, sur fond d'immensité intergalactique et de planètes en fusion. On pourrait croire avec effroi à un disque d'un quelconque disciple de Jean-Michel Jarre, mais le titre de l'album nous rassure illico: "A new millenium of dub", hommage à "A new chapter of dub" d'Aswad, c'est bien de dub qu'il s'agit. Un dub certes futuriste, mais à l'identité roots revendiquée, palpable dès les premières secondes de l'album par l'orgue old-scool sec et agressif qui ouvre les hostilités, rapidement rejoint par une rythmique electro pur jus, gonflée par une basse lourde et arrogante, et d'une cohorte de sons de synthés technoïsants. Roots futuriste, pourrait-on dire, une recette qui se renouvelle sur chaque morceau, soumise à d'incessantes variations des rythmes et des tempos, tour à tour stepper ("I'nI", "Dub specialist"), downtempo ("Appolo", "Ethnicity"), jungle ("Love and unity", "Back to the roots"), voire carrément techno ("Atom X"). Un dub très rythmique donc, propre et carré, fait pour danser, mais qui pour autant n'hésite pas à s'aventurer hors des limites de l'electro-dub pour se forger une singularité, par l'intermédiaire de guests de talent. Christian G., clavier de I'n'I , Ismael Hugh-Lufenden, chanteur de Skhan, MB, guitariste d'Elephant system, apportent à l'album des colorations inattendues, allant du rock débridé ("Atom X" et sa guitare énervée) au stepper chanté ("Dub specialist", un toaster déchaîné s'égosille sur un rythme uptempo), sans oublier la musique arabe ("I'nI", premier et meilleur morceau de l'album). Bref, un album équilibré, révélateur d'une identité déjà forte, qu'il nous tarde de voir confirmée dans le second album du groupe. 2D. Egalement à signaler: "Chapter II : Tribute to remixes" (Hammerbass, 2003), qui regroupe des remixes réalisés par l'entourage musicale du groupe: MB, Brain Damage, Alon Adiri, Rasboras, The Count of Monte Cristo, General Dub, Dither, Djins, Psychronauts, Caracas, Wide Open Cage, Collapse et Fast Forward. On peut pas vous en parler, on l'a pas écouté.
Site officiel: http://www.0db.org/dubwiser |