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WANGTONE |
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Wang
Lei meets High Tone L'année 2005 aura décidément été celle de toutes les expérimentations pour High Tone. Après une série de maxis et d'albums qui ont contribué, au fil des années, à définir les ingrédients d'un dub massif et franc du collier que beaucoup reprennent aujourd'hui à leur compte, le groupe lyonnais semble vouloir prendre ses distances avec son rôle de patriarche et se paye une nouvelle virginité, avec coup sur coup "Wave digger", nouvel album inclassable qui a surpris tout le monde, et "Wangtone", collaboration avec le musicien chinois Wang Lee qui ne manquera pas d'en faire autant. Leur rencontre date de
septembre 2003, à l'occasion d'une série de dates communes en Chine au
terme de la tournée ADN d'High Tone. Ils se retrouvent un an plus tard pour
une création live comprenant une semaine de résidence et un
concert à l’Astrolabe d’Orléans, suivis d’une représentation en clôture
des Eurockéennes de Belfort (présentée sur un DVD en complément de
l'album ici chroniqué, saluons l'initiative). Une expérience live qui se
solde naturellement par une collaboration studio, présentée fin 2005 par
Jarring Effects, label historique du groupe lyonnais, sous la forme d'un
double disque CD/DVD. Le CD présente trois morceaux composés conjointement entre High Tone et Wang Lei, suivis de deux titres studios de Wang Lei seul, puis de trois inédits d'High Tone. L'ensemble définit une ballade musicale électronique sur fond de mélodies extrême-orientales, sur des rythmes variant du hip-hop ("Kouai", "Ko", "Bi Ma Wen") à l'electro ("Xu") en passant par le dub le plus authentique ("Ballistik Affair", "Slide"), deux morceaux qui convaincront les déçus de Wave Digger que non seulement High Tone savent encore faire du dub, mais aussi que leur dub est au faîte de son excellence. Deux morceaux géniaux de simplicité, de précision et d'efficacité, dignes de figurer en tête de la playlist du dubber le plus chevronné. Mais High Tone, ce n'est pas seulement le dub, c'est aussi de plus en plus l'expérimentation tous azimuts, et là aussi les lyonnais font mouche: seuls avec "K'an", qui clôt l'album, ou en collaboration avec Wang Lei sur le très ambient "Tchen", ils convainquent du bien fondé de l'élargissement de leur palette de styles. Ils convainquent aussi que la musique et ceux qui la font ont tout à gagner à traverser les frontières et les genres. Le métissage musical, ce n'est pas seulement l'escroquerie world-music, ce sont aussi d'authentiques réussites, au rang desquelles il convient de classer cet inattendu "Wangtone". 2D. |