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LIVE - IDEM |
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Icalma + Idem + Yvi Slan au Nouveau Casino, Paris, 03/04/05. Le dimanche 3 avril avait lieu au Nouveau Casino (Paris) la deuxième édition de French-O-Rama, "Panorama subjectif d'artistes regroupés par soirées thématiques, quelle que soit la langue dans laquelle ils s'expriment. Concerts pas cher du dimanche après-midi", dixit le communiqué de presse. Pas cher en effet, puisque Idem invitait gracieusement la délégation Dubzone, qui put donc investir l'argent ainsi économisé dans une tournée de bières, dégustées le temps d'Icalma, aimable trio à chanteuse d'inspiration trip-hop/rock à qui revint la tache d'ouvrir le bal sur fond de projections vidéo, par ailleurs thème récurrent de la soirée. Il conviendrait de prendre le temps d'en dire quelques mots, mais Idem enchaîna avec une différence d'intensité tellement démesurée qu'elle n'a laissé de cette première partie que quelques souvenirs confus. De la même façon, difficile de parler d'Yvi Slan, qui clôtura la soirée avec un set drum'n bass d'apparence honnête, que la délégation Dubzone dans son ensemble n'en décidait pas moins de bouder après quelques minutes car il n'était plus question d'écouter autre chose que du silence après Idem. La tentation de faire un copié/collé de ma chronique du précédent concert parisien, au Batofar, du trio nantais est grande, tant mes impressions sont comparables: Idem en live, c'est grandiose, intense, violent, démesuré, à l'image du batteur du trio, toujours aussi inquiétant, qui n'avait visiblement pas réglé ses comptes avec sa batterie depuis la dernière fois, et tapait dessus comme s'il voulait en crever les peaux. Il serait sage d'installer un périmètre de sécurité autour du batteur d'Idem lorsqu'il joue, car si quelqu'un s'aventurait à le déranger, ne serait-ce qu'en lui tapotant l'épaule, il est à parier qu'il se retrouverait aussi sec avec une baguette dans le ventre et l'autre dans l'oeil. Mêmes remarques que le concert précédent concernant la richesse des éclairages et des vidéos, du son, et petite déception de voir "Business" exclu set, titre duquel votre serviteur garde un souvenir plus qu'ému du précédent concert. Mais une déception largement compensée par la découverte de deux nouveaux morceaux assez exceptionnels, dont un chanté par la voix du martien qu'on entendait déjà sur "Down the line", pour mémoire un des meilleurs morceaux de l'année et point d'orgue du concert. Même sentiment désabusé de gâchis aussi, de voir tant de travail et d'énergie déployés pour une salle au tiers remplie, quand des usurpateurs labellisés Pascal Nègre remplissent Bercy. Je le répète donc encore une fois, et recommencerai autant de fois qu'il le faudra: il faut aller voir Idem en concert. Si vous aimez les musiques sombres, un peu hors-normes, le dub, le metal, l'indus, la cold, vous ne pouvez pas ne pas vous manger un parpaing en assistant à un concert d'Idem. Idem en live, c'est monumental. Mo-nu-men-tal. 2D. |