|
|
|
LIVE - IDEM + GUNS OF BRIXTON |
|
Idem + Guns of Brixton – 16 mai 2006, Paris, Le Triptyque Idem est sans doute l’un des groupes les moins justement récompensés à leur juste valeur de toute la nouvelle scène française. Voilà qui saute aux yeux devant le spectacle de cette (déjà petite) salle du Triptyque remplie à peine au tiers de sa capacité d’une poignée de fanatiques. Il faut dire que, pour son unique date parisienne, les trois angevins et leurs guests avaient un concurrent de choc en la personne de Kaly Live Dub + Eric Truffaz qui se produisaient simultanément dans un Trabendo bourré jusqu’à la gueule. Quoiqu’il en soit, votre serviteur avait choisi son camp. Et n’a pas eu à le regretter. Déjà solidement armé d’un premier album solide et
prometteur (Near Dub Experience,
2005) les quatre de Guns of Brixton assurèrent une remarquable première
partie. Emmené par un bassiste contorsionniste qui passa les trois quart du
set à tenter, sans guère de succès, de convaincre les spectateurs de
s’approcher un tant soit peu de la scène et d’arrêter de squatter sans
bouger les poteaux du fond de la salle, et par un batteur spectaculaire qui
perd autant de sueur par concert qu’Alain Chamfort durant toute sa carrière,
Guns of Brixton enchaîne les morceaux longs, progressifs, aux ambiances
oscillant entre contemplatif et explosif, aux évolutions travaillées et
aux acmés dramatiques. Du dub-rock de très grande facture, quelque part
entre le krautrock et le post-rock. Leur deuxième album est annoncé pour
la fin de l’année 2006, et gageons que Dubzone rattrapera alors le retard
pris l’an dernier en passant à côté de Near
Dub Experience. En fait, le seul défaut des Guns of Brixton ce soir-là, ce
fut de passer avant Idem. Et le problème c’est que, là où Idem passe,
il est dit qu’il ne reste plus grand-chose d’autre dans les souvenirs.
Armé d’un nouvel album (insérez lien chronique), les trois nantais d’Idem
ont offert au (maigre) public de la (petite) salle un show éléphantesque
bien que beaucoup trop court. Mention spéciale aux deux titres interprétés
avec les deux représentants de l’Ambassade aux micros qui déploient sur
scène tout leur potentiel explosif et corrosif entrevu sur disque. Le reste
du concert reprend des morceaux que je me suis surpris à connaître par cœur,
et qui emballaient invariablement, même des mois après leur découverte,
tant mon rythme cardiaque que ma production de dopamine. Il est cependant
extrêmement dommage que la (minuscule, on se dirait presque au Gambetta) scène
du Triptyque ne rende aucunement justice de la scénographie d’Idem (et
que le bassiste ait été obligé de cacher pendant une bonne partie du
concert l’unique boule sur laquelle étaient projetés les excellents
montages vidéos de Stéphanie Sourisseau…). Comme j’ai déjà suffisamment écrit, ici comme ailleurs
(modorevue.com), tout le bien que je pense des prestations scéniques d’Idem,
laissons à présent la parole à quelques malheureux passants que je me
suis permis d’importuner à la sortie du Tryptique : On dirait qu’il n’y a rien à ajouter. Alors amis de la
presse et des medias, si vous voulez arracher un sourire d’admiration de
votre rédac-chef grâce à l’originalité et à l’en-avance-sur-son-temps-itude
de vos choix de piges, jetez vous sur Idem, c’est l’avenir du rock français.
Et amis du grand public, précipitez-vous sur Idem lorsque les trois nantais
passent près de chez vous, prenez-vous des watts plein la face, et ne venez
pas dire après ça qu’à Dubzone on ne vous mâche (nantaise) pas le
travail ! RemainUnderground |